Posté le: Mer Aoû 20, 2008 10:24 am Sujet du message:
etes-vous dépendant ou avez-vous été dépendant de médicaments neuroleptiques ? que faites-vous pour vous en sortir ? Je suis moi-même dépendante depuis l'âge de 23 ans et demi suite à de nombreux problèmes et le monde médical ne trouve rien d'autre que de continuer à m'intoxiquer. aidez-moi !
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 10:33 am Sujet du message:
marchal, tu dis que tu es dependante aux neuroleptiques, ok mais tu dais aussi que c'est a cause du monde médical.....euhhhh, personne ne t'as jamais forcé a prendre ça !!! _________________ SoRrY bUt I aM tHe QuEeN !!!!
Sexe: Inscrit le: 08 Nov 2007 Messages: 224 Localisation: Pas si près !
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 11:00 am Sujet du message:
Lorsque j'ai quitté mon précédent conjoint, celui ci a fait une dépression, et son medecin n'a pas trouvé mieux que de le couvrir de médicaments de ce genre, a fortes doses, ce qui n'a fait qu'empirer les choses.
Il n'a commencé à s'en sortir que le jour ou il a arreté de prendre toutes ces merdes... _________________ Tout ce qui est or ne brille pas;
Tous ceux qui errent ne sont pas perdus...
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 11:22 am Sujet du message:
les psychotropes, les drogues délivrées légalement J'ai du longtemps faire appel à ce type de béquilles (30 ans durant). Travail + de 18 h/par, sans w.e. d'hôpital en hôpitaux, je suivais mon mari, je travaillais, je voyageais <décalages d'horaires, longs courriers, etc> J'implorais qu'on me délivre de ces fameuses béquilles qui ne sont que cela et deviennent à la longue "jambes de bois" enkystées en nous.
Mon médecin d'alors qui était notre ami, me dit un jour "Cesse tout." Je le fis. On m'appelât d'urgence, une nuit de CHINON où mon Papa vivait alors.... jJai pris la voiture (je n'avais pas sommeil du tout, j'étais sans médicaments depuis 8 jours, je tentais de tenir - j'étais tellement électrique que je ne pensais pas avoir un coup de barre) !
Il n'y avait personne sur l'autoroute cette nuit là ; j'ai dû une fraction de seconde fermer les yeux, sans même m'en rendre compte, heureusement un gros camion, énorme me suivant, klaxonna si fort, que je pilais sur place, lui m'évita prestement.
Je me suis garée sur la bande d'arrêt d'urgence ai éclaté en sanglots, j'étais inondée de peur rétroactive. Alors j'ai continué.
Je suis parvenue à me défaire de cela, uniquement de gramme en gramme, de médicaments sécables en homéopathie ; mais j'y suis parvenue.
Alors ne tentez jamais d'interrompre tout d'un seul coup ([i]si je puis vous conseiller,)...allez-y, mini gramme par mini gramme. Pour y parvenir, je mettais un cachet dans un papier argent, que je passais ensuite au marteau, pour faire de la poudre de la poudre, la plus menue possible.
J'ai 65 ans, et voilà 12 ans, que je ne prends plus que mes médicaments obligatoires. Je ne dis pas que les neuroleptiques ou spychotropes ne le soient pas ; mais ils sont dangereusement accoutumant. _________________ Ouvre un livre, il t'ouvrira - Prov.Chinois -
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 11:33 am Sujet du message:
On demande généralement ce type de médicament à un médecin du fait d'une "souffrance". Selon moi, la béquille peut momentanément être une aide, mais c'est un travail de fond - psychothérapie, psychanalyse - bien plus coûteux, bien moins "confortable", qui doit être envisagé pour aller vers les causes du besoin de ces médicaments. _________________ Concertino
Inscrit le: 07 Juil 2008 Messages: 2542 Localisation: Ma localisation ne saurait être une localisation théologique....
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 11:40 am Sujet du message:
Les psychotropes ne sont pas que les neuroleptiques qui sont des antipsychotiques.
Il y a les opiacées par exemple.
On peut vite être accro.
Ce genre de médicament est donné en cas de souffrance physique.
Sexe: Inscrit le: 21 Jan 2007 Messages: 244 Localisation: Lyon - Nord Isère
Posté le: Lun Sep 15, 2008 12:03 am Sujet du message:
Tu prends quoi marchal?
Parce qu'il y a des anti-dépresseurs, les benzodiazepines (anxiolytiques), les neuroleptiques (antipsychotiques), les thymorégulateurs...
Les benzo sont ceux qui entrainent la plus forte accoutumance. J'en ai pris beaucoup passé un temps et j'ai eu beaucoup de mal à m'en défaire car j'étais vraiment accro psychiquement et physiquement.
Petit à petit j'ai pu arrêté.
Les antidépresseurs ne devraient jamais être administrés comme traitement de fond sur plusieurs années, mais ponctuellement pour aider à guérir d'un état dépressif entre autre.
Ensuite les neuroleptiques et thymorégulateur n'entrainent pas de dépendances mais ont des effets secondaires importants. Toutefois pour certaines pathologies mentales et chroniques, ils sont nécessaire toute au long de la vie; hélas.
Mais à choisir, il vaut mieux ça que passer sa vie dans les HP!
Après ce ne sont que des béquilles qui permettent de remettre en place les anomalies cérébrales (manque de sérotonine etc.). Mais un suivi en psychothérapie est nécessaire en parallèle; du moins au début.
Il ne faut jamais arrêter un traitement seul.
Sinon, en France il est clair qu'on donne trop de médicaments à tord et travers. Surtout les benzo.
concertino a écrit:
On demande généralement ce type de médicament à un médecin du fait d'une "souffrance". Selon moi, la béquille peut momentanément être une aide, mais c'est un travail de fond - psychothérapie, psychanalyse - bien plus coûteux, bien moins "confortable", qui doit être envisagé pour aller vers les causes du besoin de ces médicaments.
La plus part des gens te diront précisément l'inverse: les médicaments (surtout les neuro) sont bien plus "inconfortables" que les psychothérapies. Sans communes mesures même! _________________ Toute opinion est transitoire et toute oeuvre est permanente. Man Ray
Posté le: Lun Sep 15, 2008 7:52 am Sujet du message:
Isleen a écrit:
La plus part des gens te diront précisément l'inverse: les médicaments (surtout les neuro) sont bien plus "inconfortables" que les psychothérapies. Sans communes mesures même!
.. cependant les médicaments restent remboursés (partiellement), tandis que la psychothérapie (hormis chez les psychiatres, qui cependant hélas ne sont jamais passé par une analyse personnelle) elle n'est pas remboursée. Alors l'analysant sort cela au départ 2 fois par semaines, et à la longue souvent il abandonne tant c'est coûteux. _________________ Ouvre un livre, il t'ouvrira - Prov.Chinois -
Sexe: Inscrit le: 06 Sep 2007 Messages: 3839 Localisation: Entre Limoges et Toulouse...
Posté le: Lun Sep 15, 2008 10:39 am Sujet du message:
perrine15 a écrit:
marchal, tu dis que tu es dependante aux neuroleptiques, ok mais tu dais aussi que c'est a cause du monde médical.....euhhhh, personne ne t'as jamais forcé a prendre ça !!!
Je trouve cque c'est un peu facile de dire cela. Quand on est jeune et qu'on est mal, on fait confiance au mèdecin (d'ailleurs, le mèdecin, on n'est pas sensé avoir confiance en lui ?) seulement voilà, beaucoup de mèdecins choisissent la solution de facilité face à quelqu'un qui est mal : à savoir, donner des médicaments.
Tu sais moi j'ai pris de la cortisone pendant 8 ans, j'avais 16 ans lorsque j'ai commencé à en prendre et aucun mèdecin ne m'a indiqué les risques et effets secondaires -ils ne le font jamais !-, face à la douleur, ils n'avaient pas d'autres solutions (ou ne voulaient pas en trouver on va dire) et tu crois que j'avais conscience de cela ? bien sûr que non ! il a fallu que je tombe sur un mèdecin un peu consciencieux qui lui m'a conseillé de tout arrêter, seulement voilà, j'étais dépendante, il m'a fallu 1 ans et 3 tentatives (avec à chaque fois des rechuttes et des douleurs) pour y arriver. Souvent les mèdecins préfèrent maintenir les patients dans un confort somaire et virtuel que d'avoir à affonter une situation qui leur feront perdre leur crédibilité...
Mon père est lui dépendant aux somnifères. Il travaille de nuit depuis 30 ans, alors au début, ça paraît bien, on arrive à dormir (d'un mauvais sommeil d'ailleurs) mais on s'engage dans un cercle vicieux sans même sans apercevoir et au bout d'un moment, c'est trop tard...
Posté le: Lun Sep 15, 2008 10:54 am Sujet du message:
Florine a écrit:
Je trouve cque c'est un peu facile de dire cela. Quand on est jeune et qu'on est mal, on fait confiance au mèdecin (d'ailleurs, le mèdecin, on n'est pas sensé avoir confiance en lui ?) seulement voilà, beaucoup de mèdecins choisissent la solution de facilité face à quelqu'un qui est mal : à savoir, donner des médicaments.
Tu sais moi j'ai pris de la cortisone pendant 8 ans, j'avais 16 ans lorsque j'ai commencé à en prendre et aucun mèdecin ne m'a indiqué les risques et effets secondaires -ils ne le font jamais !-, face à la douleur, ils n'avaient pas d'autres solutions (ou ne voulaient pas en trouver on va dire) et tu crois que j'avais conscience de cela ? bien sûr que non ! il a fallu que je tombe sur un mèdecin un peu consciencieux qui lui m'a conseillé de tout arrêter, seulement voilà, j'étais dépendante, il m'a fallu 1 ans et 3 tentatives (avec à chaque fois des rechuttes et des douleurs) pour y arriver. Souvent les mèdecins préfèrent maintenir les patients dans un confort somaire et virtuel que d'avoir à affonter une situation qui leur feront perdre leur crédibilité...
Mon père est lui dépendant aux somnifères. Il travaille de nuit depuis 30 ans, alors au début, ça paraît bien, on arrive à dormir (d'un mauvais sommeil d'ailleurs) mais on s'engage dans un cercle vicieux sans même sans apercevoir et au bout d'un moment, c'est trop tard...
C'est en effet cela le circuit infernale, qui plus (+) est lorsqu'il commence tôt.
Cela dit, même tard, un médicament abosulement nécessaire au départ, devient vite accoutumance dont on se saurait se défaire aisément, mais qui à la longue n'est plus efficace. Pour ma simple part ce fut les antibiotiques (j'étais jeune, ça venait de voir le jour) j'avais des angines à répétition et pas des moindres (angine de vincent, angines blanches, rouges, enfin je choppais tout et risquais le souffle au coeur) j'étais sous antibiotiques constamment, à l'époque on cessait ce produit, lorsque ça allait mieux. J'ai failli mourir d'un oedème de Quinck (d'où cortisone nécessaire ensuite)... et lors d'une très grave opération ventrale, plus ( -) aucune famille d'antibiotiques ne me convenait..... heureusement il y en eut de nouvelles à l'essai, à ce moment là, je les essayais donc.. Ca a marché.
Les médicaments, telles les plantes, sont à manier avec précaution. L'estragon délicieux, tue à forte dose, tel le romarin (je me fais des infusion de romarin, un jour j'ai forcé la dose en concentré... je fus bouffie avec démangeaisons durant 8 jours... on cherchait on cherchait, et puis tout soudain, j'ai pensé à mon infusion... et bien j'avais frôlé l'empoisonnement....... _________________ Ouvre un livre, il t'ouvrira - Prov.Chinois -
Sexe: Inscrit le: 06 Aoû 2008 Messages: 825 Localisation: Bristol..mais près de son cœur..
Posté le: Lun Sep 15, 2008 11:18 am Sujet du message:
Isleen a écrit:
Tu prends quoi marchal?
Parce qu'il y a des anti-dépresseurs, les benzodiazepines (anxiolytiques), les neuroleptiques (antipsychotiques), les thymorégulateurs...
Les benzo sont ceux qui entrainent la plus forte accoutumance. J'en ai pris beaucoup passé un temps et j'ai eu beaucoup de mal à m'en défaire car j'étais vraiment accro psychiquement et physiquement.
Petit à petit j'ai pu arrêté.
Les antidépresseurs ne devraient jamais être administrés comme traitement de fond sur plusieurs années, mais ponctuellement pour aider à guérir d'un état dépressif entre autre.
Ensuite les neuroleptiques et thymorégulateur n'entrainent pas de dépendances mais ont des effets secondaires importants. Toutefois pour certaines pathologies mentales et chroniques, ils sont nécessaire toute au long de la vie; hélas.
Mais à choisir, il vaut mieux ça que passer sa vie dans les HP!
Après ce ne sont que des béquilles qui permettent de remettre en place les anomalies cérébrales (manque de sérotonine etc.). Mais un suivi en psychothérapie est nécessaire en parallèle; du moins au début.
Il ne faut jamais arrêter un traitement seul.
Sinon, en France il est clair qu'on donne trop de médicaments à tord et travers. Surtout les benzo.
concertino a écrit:
On demande généralement ce type de médicament à un médecin du fait d'une "souffrance". Selon moi, la béquille peut momentanément être une aide, mais c'est un travail de fond - psychothérapie, psychanalyse - bien plus coûteux, bien moins "confortable", qui doit être envisagé pour aller vers les causes du besoin de ces médicaments.
La plus part des gens te diront précisément l'inverse: les médicaments (surtout les neuro) sont bien plus "inconfortables" que les psychothérapies. Sans communes mesures même!
Fantastique conseils et surtout tres clairs Prosodie et Ysleen bravo, Marchal surtout bon courage et juste le fait de penser a arreter (mais progressivement) c'est deja une victoire. Bon courage et bonne chance. _________________ You'll never walk alone!!!
Sexe: Inscrit le: 03 Aoû 2008 Messages: 66 Localisation: France
Posté le: Sam Sep 27, 2008 9:21 pm Sujet du message:
Personnellement je suis PL associé TBP mais je n'ai été diagnostiqué que quelques années, avant ça on m'a donné toutes sortes de médocs et étant mineures je n'avais aucune réflexion propre sur ce qui se passait. Ce fut une catastrophe aussi bien physique que mental... Il y a certaines pathologies qui ne peuvent se soigner par le biais d'une thérapie classique, notamment pour bordeline, donc les psy et les toubibs lachent facilement les médicaments, coktails en tout genres, perso lithium associé à un anti dépresseur, mauvais coktail.. chaque pathologie, maladie est différente, autant de malades autant de symptomes, meme si les grandes lignes persistent.... il faut dans la mesure de sa lucidité écouter son corps et faire souvent son propre gendarme vis à vis du personnel psychiatrique.. un vrai casse tete mais pourtant vital pour le malade.. Il y a encore tellement de grandes inconnus dans le domaine.. mais être le plus lucide possible et le moins diminué intellectuellement et physiquement, dans la mesure du possible, me semble être le plus important. Donc, mollo, mollo... soyons prudent !!
J'éspère avoir été claire, sinon par avance je m'exuse..
Sexe: Inscrit le: 25 Sep 2007 Messages: 220 Localisation: Europe
Posté le: Dim Sep 28, 2008 11:36 am Sujet du message:
marchal a écrit:
etes-vous dépendant ou avez-vous été dépendant de médicaments neuroleptiques ? que faites-vous pour vous en sortir ? Je suis moi-même dépendante depuis l'âge de 23 ans et demi suite à de nombreux problèmes et le monde médical ne trouve rien d'autre que de continuer à m'intoxiquer. aidez-moi !
Je ne peux qu'appuyer les precieux temoignages et conseils que tu as eu a ce sujet.
Au final la solution reste de se prendre en main soi-meme et de ne pas deleguer cette responsabilite a un tiers. Et ceci on ne peut l'obtenir qu'en faisant face à soi-meme.
Les medicaments ne sont qu'un traitement symptomatique. Il faut vouloir aller au fond des choses, ce qui implique un long travail d'interrogation et d'investigation sur soi-meme. Mais on peut en trouver la solution sachant qu'on est tous la source de la tres grande partie de nos problemes, et donc qu'on possede donc egalement le pouvoir de les résoudre. Cette foi est indispensable a ta reussite.
Et dans ce "faire face" le premier pas est celui que tu as deja fait, a savoir que de se rendre compte que les medicaments ne constituent pas toujours la solution du probleme, mais que parfois il en font partie.