Sexe: Inscrit le: 29 Aoû 2007 Messages: 3796 Localisation: sur la route...
Posté le: Mar Aoû 19, 2008 8:18 am Sujet du message:
manille44 a écrit:
poussière d'étoiles a écrit:
poussière d'étoiles a écrit:
c'est bizarre j'ai l'impression que tout d'un coup les propos changent de tournure ....
je prends le nom des "girouettes "
alors poussières... tu te parles à toi même... enfin au moins tu risques pas d'être déçu des propos auxquels tu réponds
bonjour manille ! il m'arrive souvent de me parler à moi même , parfois même de philo avec une mouette c'est tout aussi constructif ..son langage restera cohérent étant donné qu'une mouette ivre c'est extrêmement rare .... mais pourquoi donc les autres espèces animales ne fument elles pas , ne se droguent elles pas , ne s'alcoolisent elles pas ? seraient elles heureuses ou suffisamment stupides pour ne pas y songer ? _________________ observe mon cou : point de collier....
observe ma cheville : nullement bagué.....
le travail n'épouvante que les âmes faibles (louis XIV)
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 12:20 am Sujet du message:
je fume je bois plus que de raisons , mais par contre quand je fais un bon repas je n'ai plus envie de boire
mais malheureusement je passe souvent mes repas
Sexe: Inscrit le: 10 Juil 2008 Messages: 755 Localisation: Sud de la France
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 4:55 am Sujet du message:
http://www.wat.tv/audio/boire-petit-coup-est-bw6v_bfwz_.html _________________ La vie est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber.
ou plus vulgairement,
La vie est comme un cul de poule, un jour il te chie dessus, le lendemain, il te fait un oeuf.
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 5:17 am Sujet du message: Re: Alcoolisme
johngouze a écrit:
Qui sur ce forum a eu desja dans sa vie ce au on appelle pudiquement des problemes d alcool
Qui en ce moment souffre de cette maladie sans le savoir ou en ayant vaguement conscience
L alcool est une arme de destruction massive, souvent on se voile la face et on a du mal a l admettre, j ai eu pendant quelques longues annees , un preobleme d alcool que j ai regle..j aimerais bien partager vos experiences sur le sujet..
Au fait l alcoolique ce n est pas celui qui prend des cuites carabinees le week end, ca c est l ivrogne, l Alcoolique c est celui qui boit tous les jours meme de petites quantites, le fait de boire tous les jours, c est de l alcoolisme...
Avez vous constate les degats psychologiques et relationnels que pouvaient entrainer l alcoolisme..
Un debat passionnant et qui concerne tout le monde directement ou indirectement, un debat qui a du etre evoque sur ce forum..mais essayons de faire le point ..Soyons sinceres, parlons en sans tabous, c est comme ca qu on s en sort..
Au fait je rappelle que le mot alcool vient de l arabe et pas de l anglais ..
Du mot Al Khool..je sais pas ce que ca veut dire exactement en arabe..mais ca vient de l arabe, parenthese ethymologique pas refermee mais presque
Puisque tu nous y invite, je vais raconter un peu de moi: Ma mère qui jusque là n'avait pas eu de problèmes de ce côté là, si ce ne sont les cuites qui ont un autre contexte que celui de l'alcoolisme pur et dur (plus dur que pur d'ailleurs...). Puis la vie etant mystère pour tout le monde, les évènements durs arrivent, perte de proches, la finance qui manque etc..Puis un whisky coca, puis deux..Tu sais ce mauvais whisky que l'on achete pas cher, qui est limite bon à melanger avec du coca, eh bien c'etait ça qu'elle achetait..Puis les verres étaient tassés de plus en clair, remplacant très visiblement la couleur du coca par celle du whisky. Quand je lui disais, je mentais. Je ne pouvais que mentir, l'alcoolisme c'est pour les malades, et puis c'est pas un apero qui rend alcoolique. Un à l'occasion, non. Mais deux, trois par soir, si.
Cette alcoolemie entrainait une chose plus grave. Je me souviens de cette nuit, je dus avoir 14-15ans. Elle venait d'avaler une serie de cachetons, et je pensais tout comme elle, que cela serait la fin. Toute la nuit, je pensais que le lendemain, ma mère serait morte. Je luttais contre le sommeil, pour ne pasla perdre de vue. Je m'endormis suite au stress et à la fatigue accumulée tout bonnement. Le lendemain, elle était là. Encore vive, et avec ce qu'elle prit, ça relève quasiment du miracle. Comme si cet amour entre nous avait passé la frontière nevralgique.
En suivant une psychothérapie, elle comprit que ce besoin d'alcool venait de son père et que par l'alcool, elle se rattachait à lui. Elle prit une bouteille de verre, y glissa un message et la brisa. Depuis ce jour, sa consommation est redevenue normale.
Je vous raconte son histoire parce que ça me libère dans un premier temps, mais aussi parce qu'elle peut servir à d'autres qui ne voient pas l'utilité de se faire suivre ou encore qui ne reconnaissent pas leur alcoolemie excessive.
J'étais adolescent, et l'alcool a provoqué des dégâts considérables dans ma famille; j'ai les larmes qui montent lorsque je ressens l'atmosphère qui pesait dans la pièce à ce moment là.
Je remercie ceux qui ont lu, et je les remercierais tout autant d'être respectueux de cette histoire, tout le monde fait des erreurs. _________________ "Le désir est l'essence même de l'homme, c'est à dire l'effort par lequel l'homme s'efforce de persévérer dans son être." Spinoza L'éthique
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 6:54 am Sujet du message: Re: Alcoolisme
[quote="spinozist"]
johngouze a écrit:
Qui sur ce forum a eu desja dans sa vie ce au on appelle pudiquement des problemes d alcool
Qui en ce moment souffre de cette maladie sans le savoir ou en ayant vaguement conscience
L alcool est une arme de destruction massive, souvent on se voile la face et on a du mal a l admettre, j ai eu pendant quelques longues annees , un preobleme d alcool que j ai regle..j aimerais bien partager vos experiences sur le sujet..
Au fait l alcoolique ce n est pas celui qui prend des cuites carabinees le week end, ca c est l ivrogne, l Alcoolique c est celui qui boit tous les jours meme de petites quantites, le fait de boire tous les jours, c est de l alcoolisme...
Avez vous constate les degats psychologiques et relationnels que pouvaient entrainer l alcoolisme..
Un debat passionnant et qui concerne tout le monde directement ou indirectement, un debat qui a du etre evoque sur ce forum..mais essayons de faire le point ..Soyons sinceres, parlons en sans tabous, c est comme ca qu on s en sort..
Au fait je rappelle que le mot alcool vient de l arabe et pas de l anglais ..
Du mot Al Khool..je sais pas ce que ca veut dire exactement en arabe..mais ca vient de l arabe, parenthese ethymologique pas refermee mais presque
Citation:
Puisque tu nous y invite, je vais raconter un peu de moi: Ma mère qui jusque là n'avait pas eu de problèmes de ce côté là, si ce ne sont les cuites qui ont un autre contexte que celui de l'alcoolisme pur et dur (plus dur que pur d'ailleurs...). Puis la vie etant mystère pour tout le monde, les évènements durs arrivent, perte de proches, la finance qui manque etc..Puis un whisky coca, puis deux..Tu sais ce mauvais whisky que l'on achete pas cher, qui est limite bon à melanger avec du coca, eh bien c'etait ça qu'elle achetait..Puis les verres étaient tassés de plus en clair, remplacant très visiblement la couleur du coca par celle du whisky. Quand je lui disais, je mentais. Je ne pouvais que mentir, l'alcoolisme c'est pour les malades, et puis c'est pas un apero qui rend alcoolique. Un à l'occasion, non. Mais deux, trois par soir, si.
Cette alcoolemie entrainait une chose plus grave. Je me souviens de cette nuit, je dus avoir 14-15ans. Elle venait d'avaler une serie de cachetons, et je pensais tout comme elle, que cela serait la fin. Toute la nuit, je pensais que le lendemain, ma mère serait morte. Je luttais contre le sommeil, pour ne pasla perdre de vue. Je m'endormis suite au stress et à la fatigue accumulée tout bonnement. Le lendemain, elle était là. Encore vive, et avec ce qu'elle prit, ça relève quasiment du miracle. Comme si cet amour entre nous avait passé la frontière nevralgique.
En suivant une psychothérapie, elle comprit que ce besoin d'alcool venait de son père et que par l'alcool, elle se rattachait à lui. Elle prit une bouteille de verre, y glissa un message et la brisa. Depuis ce jour, sa consommation est redevenue normale.
Je vous raconte son histoire parce que ça me libère dans un premier temps, mais aussi parce qu'elle peut servir à d'autres qui ne voient pas l'utilité de se faire suivre ou encore qui ne reconnaissent pas leur alcoolemie excessive.
J'étais adolescent, et l'alcool a provoqué des dégâts considérables dans ma famille; j'ai les larmes qui montent lorsque je ressens l'atmosphère qui pesait dans la pièce à ce moment là.
merci pour ton histoire...
tu illustre bien mes propos quand je dis que l'alcool fait souffrir le malade mais tout autant l'entourage.
Ta mère en est sortie, la mienne aussi,... mais il y en a peu... les psy disent qu'il n'y a rien de plus dur qu'à suivre un alcoolique... peu s'en sortent réellement. De toutes manières, ils sont tjs en rémission...
un rien peut les faire sombrer à nouveau. _________________ L'art de vivre est une tactique où nous serons longtemps novices.
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 9:03 am Sujet du message:
Oui, d'ailleurs, ça m'emmerde profondement de sentir le verre de ma mère pour savoir s'il n'y a que du coca ou non. Mais bon, c'est comme ça. _________________ "Le désir est l'essence même de l'homme, c'est à dire l'effort par lequel l'homme s'efforce de persévérer dans son être." Spinoza L'éthique
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 5:03 pm Sujet du message:
Essayez de le faire parler. Il y a toujours une origine à l'alcoolisme d'une personne. Il y a généralement une grande souffrance. _________________ " Fais attention Gérard ! Fais attention ! "
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 7:37 pm Sujet du message:
pi a écrit:
Essayez de le faire parler. Il y a toujours une origine à l'alcoolisme d'une personne. Il y a généralement une grande souffrance.
j'ai essayé, j'ai passé des jours et des nuits à ça
mais il se racontait des histoires à lui-même auxquelles il finissait par croire... je n'ai jamais pu lui faire sortir la vraie raison _________________ L'art de vivre est une tactique où nous serons longtemps novices.
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 7:40 pm Sujet du message:
manille44 a écrit:
pi a écrit:
Essayez de le faire parler. Il y a toujours une origine à l'alcoolisme d'une personne. Il y a généralement une grande souffrance.
j'ai essayé, j'ai passé des jours et des nuits à ça
mais il se racontait des histoires à lui-même auxquelles il finissait par croire... je n'ai jamais pu lui faire sortir la vraie raison
Qu'est ce qui te fait croire que la raison n'était réellement dans les histoires qu'il te racontait, pourquoi avoir douté de cela?
La vraie raison c'est celle que tu aurais voulu entendre? _________________ per verbum per gladium
Posté le: Mer Aoû 20, 2008 7:47 pm Sujet du message:
fahrenheit21 a écrit:
manille44 a écrit:
pi a écrit:
Essayez de le faire parler. Il y a toujours une origine à l'alcoolisme d'une personne. Il y a généralement une grande souffrance.
j'ai essayé, j'ai passé des jours et des nuits à ça
mais il se racontait des histoires à lui-même auxquelles il finissait par croire... je n'ai jamais pu lui faire sortir la vraie raison
Qu'est ce qui te fait croire que la raison n'était réellement dans les histoires qu'il te racontait, pourquoi avoir douté de cela?
La vraie raison c'est celle que tu aurais voulu entendre?
je ne voulais rien entendre... il était malade avant que je ne rentre dans sa vie, donc j'étais ouverte à tout.
Il s'est menti à lui même et s'est vanté d'avoir berné 2 psy pour se prouver qu'elles n'étaient pas professionnelles. Aussi il n'a jamais été jusqu'au bout, il a fui, comme il fait en consommant de l'alcool démesurément _________________ L'art de vivre est une tactique où nous serons longtemps novices.
Posté le: Jeu Sep 11, 2008 6:48 pm Sujet du message:
ladiz-dior a écrit:
Mon père était alcolique et il en est mort y a 1 ans ...
désolée pour toi... j'imagine ce sentiment d'impuissance qui a dû vous envahir...c'est malheureusement l'issue pour chacun d'entre eux... _________________ L'art de vivre est une tactique où nous serons longtemps novices.
Posté le: Jeu Sep 11, 2008 8:59 pm Sujet du message:
twaits a écrit:
apres 9 pages je presume que je n'ait plus grand chose à dire........
y toujours à dire...même si on répète les choses... surtout à ce sujet _________________ L'art de vivre est une tactique où nous serons longtemps novices.
Posté le: Lun Oct 20, 2008 1:10 pm Sujet du message:
J'ai toujours dis que l'alcoolisme est une maladie a ne pas traité a la légère elle brise les familles désociabilise le malade lui souffre son entourage aussi donc tous le monde est dans la souffrance je pense que le malade peut se soigner si il le décide lui est avec l'aide de son entourage mais après plus un jour un verre car il retombe aussi vite. bay
Posté le: Ven Oct 24, 2008 2:23 pm Sujet du message:
(Il y a toujours une origine à l'alcoolisme d'une personne. Il y a généralement une grande souffrance.)
effectivement l'alcoolisme n'est pas le problème mais l'exutoire à une difficulté de vie. il sert d'anesthésiant à la souffrance tout comme l'alcoolisme n'est pas une maladie mais elle en génère.
dit on que le tabagisme est une maladie non! on dit que c est une dépendance qui lui aussi génère des maladies.
(J'ai toujours dis que l'alcoolisme est une maladie a ne pas traité a la légère elle brise les familles désociabilise le malade lui souffre son entourage aussi donc tous le monde est dans la souffrance je pense que le malade peut se soigner si il le décide lui est avec l'aide de son entourage mais après plus un jour un verre car il retombe aussi vite. bay)
cette pour cette raison qu'il me semble plus raisonnable dans un premier temps de chercher ce qui se cache derrière sans se préoccupé de l'action et je dis bien dans un premier temps. dans bien des cas si l'on règle le problème racine par des prises de conscience de celui ci le besoin d'anesthésiant devient de moins en moins évident si le problème disparait ou tout du moins la souffrance qui en découle diminue le besoin de l'anesthésier aussi. _________________ ce qui trouble les hommes ce ne sont pas les choses mais l'interprétation qu'il en font.